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Présentation de la société
Les littératures de l'ere coloniale
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L’Angleterre et ses littératures coloniales :
quelques repères Jean Sévry
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Un héritier : le roman d’aventures coloniales.
Au XIX° siècle, c’est certainement Rider
Haggard (King Solomon’s Mines, 1885 ; Allan Quatermain, 1887) qui
remporte le plus grand succès avec des récits haletants,
aussi faciles à lire qu’un roman policier. Il nous
emmène au cœur de l’Afrique, souvent chez les
Zoulous pour lesquels il prétend avoir la plus grande des
admirations. Mais Quatermain, son héros, sorte de Tarzan,
représente immanquablement la supériorité
technologique et morale du Blanc sur des peuplades sauvages qu’il
va tenter d’arracher à leur barbarie : cet auteur pratique
un néo-darwinisme de bon aloi pour son époque. Il est
certainement à l’origine de nombre de vocations
coloniales, et son message le situe à l’ombre de Kipling
(Kim, 1901), qui a comme lui exalté et encensé la
vocation impériale. Tous deux sont très lus des enfants
qui ont volontairement fait partie de leur lectorat (Le livre de la
Jungle, 1895).
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